Le Fleuve Saint Laurent

Source: Lac Ontario

Longueur :1 140 km

Bassin: 1 610 000 km2

Débit moyen: 12 600 m3 - s-1

 

Origine du nom St-Laurent

 

 

Selon la Commission de toponymie du Québec, plusieurs noms auraient été donnés à notre fleuve.

Par exemple, les Amérindiens l'appelaient la Rivière qui marche.

Puis, les premiers Européens qui s'aventuraient sur ses eaux l'ont désigné comme :

 

La Rivière des morues

La Grande Rivière

La France Prime

La Rivière du Canada

La Mayne Rivier

Le grand fleuve Hochelaga

La rivière des Iroquois

La rivière Cataracoui

 

Toutefois, un seul nom s'est vraiment imposé à partir du XVIIe siècle : le fleuve Saint-Laurent.

C’est Jacques Cartier qui aurait, dans ses récits de voyage, baptisé une baie de la Côte-Nord du nom de

Saint-Laurent. Par extension, ce nom aurait ensuite désigné le fleuve en entier.

Selon certaines sources, le nom aurait été donné à cette baie en raison du jour de la fête de saint Laurent,

le 10 août 1535, un martyr chrétien assassiné à Rome en 258.

 

Le transport maritime

 

Si on compare le train, le camion et le navire, par rapport à la distance moyenne parcourue par

une tonne de marchandises avec un seul litre de carburant, on obtient des résultats très intéressants.

Camion = 75 kilomètres

Train = 181 kilomètres

Navire = 312 kilomètres

 

De plus, un seul navire peut transporter 25 000 tonnes de marchandises.

Si on le compare aux autres modes de transport, on aurait besoin de 870 camions ou de 225 wagons ferroviaires

pour transporter la même quantité de marchandises.

Imaginez ces 870 camions alignés les uns après les autres sur une route la prochaine fois que vous verrez un navire

circuler sur le fleuve.

Vous comprendrez alors toute l'importance du développement du transport maritime dans une perspective

de développement durable.

Le transport maritime est d'une importance primordiale pour l’économie mondiale.

Environ 70 % des échanges commerciaux dans le monde sont réalisés par navire.

Ce pourcentage augmente à 90 % si on ne considère que les échanges intercontinentaux.

En 2005, cela représentait 7,1 milliards de tonnes de marchandises transportées

sur les différentes voies de navigation du globe.

 

Les trois quarts des marchandises qui circulent sur le Saint-Laurent sont issus du transport international.

Chaque année, elles totalisent près de 80 millions de tonnes.

Sur ce total, environ quinze millions de tonnes ont comme origine ou destination les États-Unis,

alors que le reste fait l’objet de transport intercontinental.

 

Que ce soit votre café le matin, votre téléphone cellulaire, votre ordinateur portable ou tout simplement

les vêtements que vous portez, vous consommez quotidiennement des produits qui sont acheminés

jusqu’à vous par le Saint-Laurent. Sans le fleuve et le transport maritime, votre vie serait bien différente.

Le pétrole qui est acheminé au Québec par navire provient de l'Afrique du Nord et de l'Europe du Nord.

Ce pétrole approvisionne la raffinerie d'Ultramar dans la région de Québec.

 

Différents types de navires peuvent être observés sur le Saint-Laurent.

Vraquier, navire-citerne, porte-conteneurs, navire de croisière,

traversier, remorqueur, barge et bateau de plaisance.

 

La majorité d’entre eux servent au transport de marchandises.

D'autres, comme les navires de croisière ou les traversiers, permettent le transport de passagers.

Durant la période estivale, on peut aussi apercevoir bon nombre de bateaux de plaisance.

 

Les entreprises de croisières-excursions transportent près de 1,2 million de personnes à chaque année.

 

On prévoit que, d’ici les vingt prochaines années, les échanges commerciaux internationaux

connaîtront une croissance exponentielle entraînant ainsi une augmentation majeure

du transport maritime dans le monde.

 

 

Naufrages célèbres

Des milliers de naufrages ont eu lieu sur le Saint-Laurent.

À titre d'exemple, on compte près de 700 naufrages seulement entre les années 1856 et 1866.

Les courants, les vents, le brouillard, les hauts-fonds sont autant de facteurs qui rendaient la navigation difficile.

L’Empress of Ireland, le plus célèbre naufrage sur le Saint-Laurent

Un des naufrages les plus célèbres du Saint-Laurent est sans aucun doute celui de l’Empress of Ireland,

en 1914. Ce navire transatlantique venait de quitter Québec quand, dans un banc de brouillard au large

de Sainte-Luce, près de Rimouski, il a heurté un autre navire, soit un charbonnier norvégien, le Storstad.

L’Empress of Ireland a coulé en seulement 14 minutes, entraînant plus de 1 000 personnes dans la mort.

 

 

Naufrages de l'Erebus et du Terror

 

Les épaves de navires perdus en mer fascinent et font l'objet d'intenses recherches afin de les repérer

et de les explorer. Autant pour les chasseurs d'épaves que les archéologues, ces vestiges constituent

de véritables trésors.

 

Le territoire canadien abrite les épaves de deux des navires les plus recherchés dans le monde,

l'Erebus et le Terror. C'est à bord de ces deux navires qu'une expédition de 129 hommes, conduite par

sir John Franklin, quitta l'Angleterre vers l'océan Arctique pour une expédition de trois ans, d

ans le but de trouver un passage vers le Nord-Ouest.

Les bateaux, pourtant conçus pour affronter les conditions polaires, ont cependant disparu.

À la suite de nombreuses recherches, on a retrouvé plusieurs artéfacts qui ont permis de connaître le sort

des navires et de leurs équipages.

 

À l'automne 1946, les bateaux demeurèrent prisonniers des glaces. Après un an et demi d'immobilisme,

et à la suite de la mort de nombreux hommes, dont Franklin, les survivants tentèrent de rejoindre

le continent à pieds. Aucun d'eux n'y est parvenu.

 

Le gouvernement canadien espère grandement être le premier à localiser l'Erebus et le Terror,

afin de les protéger des chasseurs d'épaves et des pilleurs et d'en préserver la valeur patrimoniale.

Les deux épaves ont d'ailleurs été nommées lieux historique nationaux en 1992.

En août 2008, une expédition menée par l'archéologue de Parcs Canada, Robert Grenier,

est partie en mission de 6 semaines afin de retrouver les épaves.

 

 

 

Les pilotes du Saint-Laurent

 

 

Malgré les aides à la navigation qui ont été implantées sur ses rives et

les technologies modernes (GPS, radar, etc.),

le fleuve Saint-Laurent demeure une des voies navigables les plus dangereuses au monde.

Les marées peuvent y dépasser six mètres, les courants sont forts et multidirectionnels,

les hauts-fonds sont nombreux et la visibilité est souvent limitée de manière importante,

particulièrement en hiver, alors que la glace accroît encore davantage les dangers.

C’est pourquoi, entre Les Escoumins et Montréal, les navires commerciaux de plus de 100 pieds de long

qui circulent sur le fleuve Saint-Laurent doivent obligatoirement être guidés par des pilotes brevetés,

afin d’assurer la sécurité et de protéger les écosystèmes fluviaux et maritimes.

 

Chaque pilote du Saint-Laurent est formé pour naviguer sur seulement une des trois sections de pilotage

du fleuve : Les Escoumins-Québec, Québec-Trois-Rivières et entre Trois-Rivières et Montréal.

 

 

 

Source info: Le St-Laurent

Video sur les pilotes du St-Laurent

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Le Saint Laurent est l’un des plus grands fleuves au monde,

il est aussi, en matière de navigation, l’un des plus dangereux.

Ses eaux sont peu profondes, il faut veiller à ne pas

quitter le chenal aménagé et, en descendant depuis Québec,

tenir compte des marées dont l’amplitude peut atteindre

jusqu’à six mètres.


de Michel Dumont, Emmanuel Royer, Melissa Decaire et

Anne Rigollet – ARTE GEIE

– France 2011